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Présentation:
Pour
fuir la pauvreté, des femmes originaires
de l’Asie (Sril Lanka, Philippines, Népal)
et de L’Afrique (Ethiopie) viennent
travailler au Liban dans le secteur domestique.
Ces femmes espèrent subvenir aux
besoins de leurs familles. Mais, malheureusement
pour un grand nombre d’entre elles,
la terre promise se transforme en une prison
tantôt psychologique, tantôt
physique.
Que faire pour aider ces femmes qui subissent
la traite ? Faut-il rester silencieux ?
La traite est “la force, la fraude
ou la coercition dans le but de l’assujettissement
à l’asservissement involontaire,
au servage, à la servitude pour dettes,
ou à l’esclavage.” C’est
aussi la définition da la Loi en l'an 2000
des Etats-Unis sur la Protection des Victimes
de la traite et de la Violence.
Le projet CT [Counter Trafficking] «
Protection et Assistance pour les Victimes
de la traite », débuté
en 2003, a été développé
par le Centre des Migrants de Caritas
Liban (CLMC), en association avec
Catholic Relief Service (CRS)
et la Commission Catholique Internationale
pour la Migration (CICM), pour
venir en aide aux travailleuses migrantes
victimes de trafic, de discrimination, d’exploitation,
de violations de droits, et de traitements
inhumains au Liban.
Objectifs:
L’objectif
global de notre projet est d’offrir
une protection, une assistance sociale intégrée
et des choix pour des solutions durables
à ces femmes victimes de traite. Les
services qu’offre CLMC sont nombreux
et complémentaires, relevant du domaine
social, juridique et humain :
-
Plaider en faveur d’un changement
législatif et éduquer les
officiers des Forces de Sécurité
à mettre en vigueur les législations
prévenant la traite des femmes
en poursuivant les trafiquants et non
les victimes.
-
Faire connaître au public le problème
de la traite et son lien avec le statut
inférieur des femmes
-
Poursuivre les trafiquants criminels
-
Créer des messages efficaces sur
le problème de la traite des personnes,
et gérer des audiences de presse
afin d’éduquer le public
sur la traite
-
Former les personnes impliquées
pour identifier les victimes de la traite
Services
Le
projet « Protection et assistance
pour les victimes de la traite » offre
un nombre important de services aux migrantes
victimes, relevant du domaine social, juridique
et humain :
- Hotline
24/24 : 03/092538
-
Accès des femmes victimes de traite
à une « Safe House »
Les femmes victimes de la traite au Liban
auront accès à une maison
protégée où elles
pourront échapper à leur
situation et envisager leurs choix pour
l’avenir (y compris fournir les besoins
de base)
-
Aide légale (des consultations
légales pour des choix futurs dans
un milieu qui les soutient)
-
Suivi social dans un environnement de
soutien
-
Assistance médicale, humanitaire
(Les femmes victimes de la traite au Liban
recevront des soins médicaux, une
assistance de base)
-
Support psychologique (des consultations
post-traumatiques)
-
Suite au choix libre de la victime, une
assistance à son rapatriement ou
à sa réintégration
dans une situation de travail sécurisante
au Liban quand elle lui est offerte.
Les femmes victimes de la traite retourneront
dans leur pays d’origine ou bien
travailleront volontairement dans des
conditions sauves au Liban.
-
Les autorités et le personnel public
au Liban qui ont directement à faire aux
femmes victimes de la traite auront établi
et exécuté des pratiques
améliorées pour pouvoir
traiter ces cas, ainsi que référer
ces derniers à des services sociaux
publics et privés qui leur sont
disponibles
Critères
de sélection des Victimes de la
Traite:
Le
programme vise à offrir la protection
et des options pour les travailleuses
migrantes qui ont été victimes
de violations
des plus sévères de leurs droits et qui sont exposées
à des situations vulnérables
comme l’abus sexuel et physique
et l’oppression morale. Il vise
également à offrir des options
aux femmes qui ont été entraînées
dans la prostitution sous pression, menace
d’abus et des choix très
restreints.
-
Privation de nourriture et de vêtement
-
Absence de quartiers privés et/ou
de vie privée
-
Pas de liberté de mouvement et
de communication (confiscation du passeport,
et interdiction de tout contact même
avec les membres de la famille)
-
Dureté des conditions de travail
(parfois 18 à 20 heures par jour)
-
Non paiement des salaires ou retard de
paiement pendant plusieurs mois
-
Non accès aux soins médicaux
-
Violences physiques (coups, brûlures,
griffures)
-
Violences sexuelles (harcèlement
et abus sexuel)
-
Violences psychologiques (menaces)
Obstacles:
En
général les conflits durant
les investigations sont causés
par :
-
Une attitude agressive envers le travailleur
migrant et souple, par contre, envers
les libanais de la part des investigateurs,
qui cherchent en général
à gêner les filles afin de
démontrer qu’elles sont
menteuses tandis qu’ils laissent
tomber l’objectif principal sur
lequel doit porter l’investigation
(l’abus physique, l’abus
sexuel) ;
-
Un manque de confiance et un doute des
rapports des médecins légistes.
-
La mauvaise transmission des informations
aux procureurs généraux.
-
Le fait que certains investigateurs
ne mentionnent pas par écrit
des faits importants qui sont signalés
durant l’investigation.
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