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Protection
sociale et légale des droits humains
des travailleurs migrants au sud du Liban.
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Présentation
Objectifs
et services
Statistiques
Présentation:
Le
premier souci de Caritas Liban – Centre
des Migrants et de la fondation DROSOS est d’assurer
la protection des droits humains fondamentaux
des étrangers détenus au sein des
prisons en améliorant au moins partiellement
les conditions de vie qu’ils mènent
lors de leur détention. Plusieurs activités
au niveau psychosocial, légal, individuel
et collectif seront organisées en vue d’atteindre
les buts fixés par ce projet.
Objectifs
:
-
Une protection juridique des travailleurs
migrants, réfugiés et demandeurs
d’asile dans la région du Sud.
Ses personnes auront accès à
des consultations légales et juridiques.
Un suivi social et un service de consultations
seront procurés à tous les détenus
étrangers dans les prisons de la région
du Sud
-
Des aides humanitaires et médicales
seront fournies aux migrants, réfugiés
et demandeurs d’asile les plus vulnérables,
pour satisfaire leurs besoins fondamentaux
et améliorer leurs conditions de vie.
- Des
contacts seront établis avec des ONGs
afin d’organiser des séminaires
d'orientation aux demandeurs d'asile, réfugiés
et travailleurs migrants et exposer leurs
droits et responsabilités au Liban
pour éviter l'abus, l'exploitation
et la détention.
En
dehors des prisons, les assistantes sociales remplissent
des formulaires (enquêtes sociales) pour
tout travailleur migrant qui s’adresse au
bureau de Caritas Migrant. La plupart viennent chercher
une consultation légale et donc sont référés
à l’avocat.
Services
:
-
Suivi social et service de consultations :
Dans
les prisons:
L’assistante
sociale visite les prisons de Tebnine, Nabatiyeh
et Jezzine (La prison de Tyr a commencé
à recevoir des détenus en Décembre
2007) à une fréquence d’une
fois par semaine et parfois plus si c’est
nécessaire. Elle fait des entretiens avec
les nouveaux détenus et remplit des enquêtes
sociales. Elle s’informe sur leur situation
et effectue suite à leur demande des contacts
téléphoniques avec leurs familles,
leurs amis et employeurs. Elle prend toutes les
informations administratives concernant leur statut
légal afin de les référer
à l’avocate. L’assistante revoit
aussi les détenus interviewés durant
la visite précédente pour avoir
de leurs nouvelles et si nécessaire couvrir
leurs besoins.
Elle repère les détenus les plus
vulnérables (malades, mineurs, femmes enceintes,
personnes âgées….) qui ont
purgé leur peine et tente d’accélérer
leur transfert au centre de rétention à
Adlieh.
L’absence de prisons pour les femmes dans
la région du sud nous a poussé à
visiter aussi la prison des femmes à Baabda,
à proximité de Beyrouth, pour pouvoir
suivre les détenues qui ont des dossiers
légaux au Sud.
Visiter la prison centrale de Roumieh (Beyrouth) a été
aussi pris en charge vu qu’une grande partie
des détenus y est transférée
avant d’aller au centre de rétention
à Adlieh.
Quelques détenus ont des familles au Liban
et demandent parfois la prise en charge de leurs
familles. L’assistante sociale contacte
ces dernières et leur rend des visites à domicile. Elle essaie de répondre
à leurs besoins et tâche de garder
contact entre le détenu et sa famille.
En
dehors des prisons :
L’assistante
sociale remplit une fiche sociale pour chaque
nouvelle famille ou nouvel travailleur migrant
venant au bureau. Elle inscrit leurs besoins et
demandes. Une visite à domicile est rendue
par la suite pour mieux connaître le milieu
de vie de la famille et son environnement et pour
collecter les données manquantes afin de compléter
le dossier et ensuite prendre la décision
adéquate à chaque cas.
Pour les cas des familles iraquiennes qui ont
recours au centre à Saida, ils sont référés
à un autre projet d’assistance humanitaire
pour les irakiens extrêmement vulnérables
(Voire EVI) afin d’éviter toute duplication.
- L’aide
humanitaire et médicale :
Dans
les prisons :
Durant
les visites dans les prisons, l’assistante
sociale enregistre les demandes et les besoins
des détenus afin d’essayer d’y
répondre. Elle procure les aides humanitaires
aux détenus (habits, sous vêtements,
produits hygiéniques, shampoing, savons,
dentifrices, brosses à dents et autres ;
parfois de la nourriture suite à leur demande…..).
Cette démarche est faite le jour même
pour ne pas laisser attendre les détenus
jusqu’à la visite prochaine.
Les détenus qui ont besoin d’une
visite ou d’un suivi médical sont
examinés par le médecin de la prison
et reçoivent si nécessaire leur
traitement au sein de la prison. Si le cas est
grave, le détenu est emmené à
l’hôpital et est hospitalisé
si besoin. Le projet assure aux détenus
les médicaments qui ne sont pas fournis
par les prisons.
En
dehors de la prison :
La
détérioration de la situation économique
au Liban a affecté les libanais mais encore
plus les migrants, qui pour la plupart, vivent
clandestinement au Liban. Suite à la demande
incessante des migrants de recevoir une aide humanitaire,
nous avons établi un accord avec le supermarché
Spinneys à Saida afin de pouvoir soutenir
les familles migrantes les plus vulnérables
en leur donnant un bon de 50 $ par famille après
avoir effectué une visite à domicile.
Un accord a été aussi établi
avec les centres médico-sociaux de Caritas
Liban à Saida et Tyr pour référer
les personnes migrantes qui ont besoin de consultations
ou de tests ou de traitements médicaux.
Activités
Des
séminaires d’orientation ont été
prévus dans la région du Sud.
Des
contacts ont été effectués
avec quelques ONGs dans la région de Saida
afin d’introduire les services offerts par
Caritas Centre des Migrants. Certains ONGs ont
commencé à référer
des cas de personnes migrantes qui ont besoin
d’aide légale telle que l’Union
pour la Protection de l’Enfance au Liban.
Mais ces contacts n’étaient pas suffisants.
Des
séances de conscientisation sont toujours
prévues afin de présenter "Qui sont les migrants?" surtout dans les
écoles auprès des jeunes.
Perspectives
:
-
Repérer les détenues hommes et
femmes qui dépendent juridiquement des
tribunaux du Sud afin de leur offrir notre aide
légale et sociale.
-
Continuer à introduire les services de
Caritas Centre des Migrants dans le sud en plus
de la région de Saida.
-
Faire des contacts avec des écoles, des
universités et autres pour faire connaître
les droits et les devoirs des migrants et de
la population libanaise.
-
Recrutement de groupes de travailleurs migrants
afin de leur introduire leurs droits et devoirs.
-
Promouvoir la participation des migrants dans
les sessions de conscientisation
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