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© 2005- Caritas Liban Centre des Migrants

Protection sociale et légale des droits humains des travailleurs migrants au sud du Liban.

Présentation

Objectifs et services

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Présentation:

Le premier souci de Caritas Liban – Centre des Migrants et de la fondation DROSOS est d’assurer la protection des droits humains fondamentaux des étrangers détenus au sein des prisons en améliorant au moins partiellement les conditions de vie qu’ils mènent lors de leur détention. Plusieurs activités au niveau psychosocial, légal, individuel et collectif seront organisées en vue d’atteindre les buts fixés par ce projet.

Objectifs :

  1. Une protection juridique des travailleurs migrants, réfugiés et demandeurs d’asile dans la région du Sud. Ses personnes auront accès à des consultations légales et juridiques. Un suivi social et un service de consultations seront procurés à tous les détenus étrangers dans les prisons de la région du Sud
  2. Des aides humanitaires et médicales seront fournies aux migrants, réfugiés et demandeurs d’asile les plus vulnérables, pour satisfaire leurs besoins fondamentaux et améliorer leurs conditions de vie.
  3. Des contacts seront établis avec des ONGs afin d’organiser des séminaires d'orientation aux demandeurs d'asile, réfugiés et travailleurs migrants et exposer leurs droits et responsabilités au Liban pour éviter l'abus, l'exploitation et la détention.

En dehors des prisons, les assistantes sociales remplissent des formulaires (enquêtes sociales) pour tout travailleur migrant qui s’adresse au bureau de Caritas Migrant. La plupart viennent chercher une consultation légale et donc sont référés à l’avocat.

Services :

  • Suivi social et service de consultations :

Dans les prisons:

L’assistante sociale visite les prisons de Tebnine, Nabatiyeh et Jezzine (La prison de Tyr a commencé à recevoir des détenus en Décembre 2007) à une fréquence d’une fois par semaine et parfois plus si c’est nécessaire. Elle fait des entretiens avec les nouveaux détenus et remplit des enquêtes sociales. Elle s’informe sur leur situation et effectue suite à leur demande des contacts téléphoniques avec leurs familles, leurs amis et employeurs. Elle prend toutes les informations administratives concernant leur statut légal afin de les référer à l’avocate. L’assistante revoit aussi les détenus interviewés durant la visite précédente pour avoir de leurs nouvelles et si nécessaire couvrir leurs besoins.
Elle repère les détenus les plus vulnérables (malades, mineurs, femmes enceintes, personnes âgées….) qui ont purgé leur peine et tente d’accélérer leur transfert au centre de rétention à Adlieh.
L’absence de prisons pour les femmes dans la région du sud nous a poussé à visiter aussi la prison des femmes à Baabda, à proximité de Beyrouth, pour pouvoir suivre les détenues qui ont des dossiers légaux au Sud.
Visiter la prison centrale de Roumieh (Beyrouth) a été aussi pris en charge vu qu’une grande partie des détenus y est transférée avant d’aller au centre de rétention à Adlieh.
Quelques détenus ont des familles au Liban et demandent parfois la prise en charge de leurs familles. L’assistante sociale contacte ces dernières et leur rend des visites à domicile. Elle essaie de répondre à leurs besoins et tâche de garder contact entre le détenu et sa famille.

En dehors des prisons :

L’assistante sociale remplit une fiche sociale pour chaque nouvelle famille ou nouvel travailleur migrant venant au bureau. Elle inscrit leurs besoins et demandes. Une visite à domicile est rendue par la suite pour mieux connaître le milieu de vie de la famille et son environnement et pour collecter les données manquantes afin de compléter le dossier et ensuite prendre la décision adéquate à chaque cas.
Pour les cas des familles iraquiennes qui ont recours au centre à Saida, ils sont référés à un autre projet d’assistance humanitaire pour les irakiens extrêmement vulnérables (Voire EVI) afin d’éviter toute duplication.

  • L’aide humanitaire et médicale :

Dans les prisons :

Durant les visites dans les prisons, l’assistante sociale enregistre les demandes et les besoins des détenus afin d’essayer d’y répondre. Elle procure les aides humanitaires aux détenus (habits, sous vêtements, produits hygiéniques, shampoing, savons, dentifrices, brosses à dents et autres ; parfois de la nourriture suite à leur demande…..). Cette démarche est faite le jour même pour ne pas laisser attendre les détenus jusqu’à la visite prochaine.
Les détenus qui ont besoin d’une visite ou d’un suivi médical sont examinés par le médecin de la prison et reçoivent si nécessaire leur traitement au sein de la prison. Si le cas est grave, le détenu est emmené à l’hôpital et est hospitalisé si besoin. Le projet assure aux détenus les médicaments qui ne sont pas fournis par les prisons
.

En dehors de la prison :

La détérioration de la situation économique au Liban a affecté les libanais mais encore plus les migrants, qui pour la plupart, vivent clandestinement au Liban. Suite à la demande incessante des migrants de recevoir une aide humanitaire, nous avons établi un accord avec le supermarché Spinneys à Saida afin de pouvoir soutenir les familles migrantes les plus vulnérables en leur donnant un bon de 50 $ par famille après avoir effectué une visite à domicile.
Un accord a été aussi établi avec les centres médico-sociaux de Caritas Liban à Saida et Tyr pour référer les personnes migrantes qui ont besoin de consultations ou de tests ou de traitements médicaux.

Activités

Des séminaires d’orientation ont été prévus dans la région du Sud.

Des contacts ont été effectués avec quelques ONGs dans la région de Saida afin d’introduire les services offerts par Caritas Centre des Migrants. Certains ONGs ont commencé à référer des cas de personnes migrantes qui ont besoin d’aide légale telle que l’Union pour la Protection de l’Enfance au Liban. Mais ces contacts n’étaient pas suffisants.

Des séances de conscientisation sont toujours prévues afin de présenter "Qui sont les migrants?" surtout dans les écoles auprès des jeunes.

Perspectives :

  • Repérer les détenues hommes et femmes qui dépendent juridiquement des tribunaux du Sud afin de leur offrir notre aide légale et sociale.
  • Continuer à introduire les services de Caritas Centre des Migrants dans le sud en plus de la région de Saida.
  • Faire des contacts avec des écoles, des universités et autres pour faire connaître les droits et les devoirs des migrants et de la population libanaise.
  • Recrutement de groupes de travailleurs migrants afin de leur introduire leurs droits et devoirs.
  • Promouvoir la participation des migrants dans les sessions de conscientisation

 

 

 


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