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Protection
des droits humains des travailleurs migrants
et des demandeurs d'asile au Liban |
Présentation
Objectifs
et services
Statistiques
Activités
Photos
Le
projet:
Protection
pour les droits humains des travailleurs migrants,
réfugiés et requérants
d'asile au Liban.
Objectifs:
-
Les
protections légales existantes seront
renforcées devant les tribunaux du
Liban, et les migrants auront accès
à l'assistance juridique et sociale
nécessaire pour bénéficier
de ces protections. A travers ce projet,
deux cents procédures légales
seront entamées devant les tribunaux,
et seront résolues en faveur des
droits des migrants, soit par une décision
de la cour, soit par un règlement
amiable en dehors des tribunaux. Cela permettra
d'établir une jurisprudence en la
matière qui facilitera la défense
des droits des migrants dans le futur. De
plus, trois cents migrants en moyenne par
an pourront bénéficier d'une
assistance juridique ou sociale qui réussira
à régulariser leur statut
d'immigration illégale ou leur désaccord
avec leur employeur, sans que l'affaire
n'arrive devant les tribunaux.
-
Les
migrants et les requérants d'asile
seront capables de se protéger eux-mêmes
contre les abus, l'exploitation et la
détention grâce à la
compréhension et à l'utilisation
des processus légaux, ainsi que de
leurs réseaux sociaux. A la fin du
projet, huit mille travailleurs migrants
et requérants d'asile auront bénéficié
d'un séminaire d'orientation, qui,
d'une part, leur explique leurs droits et
leurs responsabilités au Liban, et
d'autre part, leur offre la possibilité
d'acquérir des habiletés qui
les aideront à éviter les
abus, l'exploitation et la détention.
Au travers de cette orientation et d'autres
voies de communication, les migrants et
requérants d'asile seront informés
des services légaux et sociaux
dont ils disposent au Liban, au cas où
leurs droits seraient violés.
- Les
libanais seront informés des droits
humains et légaux des migrants vivant
et travaillant parmi eux, ainsi que de la
nature et de l'étendue des abus dont
ils sont victimes. Une stratégie de
communication pour les changements de comportements
sera employée, et abordera ces problèmes
à travers les médias et les
associations civiles. A cet effort s'ajouteront
des propositions concrètes pour résoudre
les difficultés existantes entre travailleurs
migrants et employeurs, les invitant à
profiter de l'arbitrage et des services d'assistance
sociale mentionnés dans l'objectif
I.
- Les
procédures administratives officielles
et les pratiques générales réglementant
le statut et le traitement des travailleurs
migrants (en particulier les femmes domestiques)
incluront une meilleure protection de leurs
droits humains et légaux. Un effort
de lobbying sera fait pour les migrants, visant
d'abord les procédures du visa, de
l'entrée au Liban, du titre de séjour
et du permis de travail; procédures
qui, à l'heure actuelle, permettent
des abus, tels que la confiscation du passeport
ou le changement des termes du contrat de
travail, etc. Un effort de lobbying sera également
fait pour les requérants d'asile, visant
d'abord la reconnaissance du statut de réfugié
au sein du centre de rétention de la
Sûreté Générale,
et l'accélération de
la libération des détenus sous
la protection du bureau du HCR de Beyrouth.
D'autres efforts cibleront la responsabilité
de l'Etat à contrôler les conditions
de travail, les modes de paiement des salaires
admis légalement, la responsabilité
des employeurs d'inscrire légalement
les travailleurs migrants, et à empêcher
la détention des réfugiés
et des requérants d'asile.
Statistiques
avril 2002 - mars 2006:
Séminaires
d'orientation
6904 travailleurs migrants
ont profité de 390
sessions d’orientation menées
par les formateurs de Caritas engagés
dans ce projet.
Répartition
suivant le sexe
Femmes 5903 (85.5%)
Hommes 1001 (14.5%)
Nombre
de séminaires selon la localisation
géographique
Région de Beyrouth (sauf le Centre
de Rétention pour les personnes étrangères)
205 (52.6%)
Région
de Mont Liban (sauf la prison de Roumieh)
7 (1.7%)
Liban Sud 2 (0.5%)
Liban Nord 4 (1%)
Région de la Békaa 4
(1%)
Centre de Rétention 135 (34.6%)
Roumieh 33 (8.6%)
Aide
légale
Les avocats de Caritas ont traité,
pendant la période mentionnée,
1887 cas de migrants et de demandeurs d’asile
au Centre des Migrants de Caritas.
Répartition
suivant le statut
1723 travailleurs migrants (91.2%)
164 demandeurs d’asile et réfugiés
(8.8%)
Répartition
suivant la nationalité
Malgaches 66 (3.5%)
Egyptiens 47 (2.5%)
Ethiopiens 487 (25.8%)
Indiens 49 (2.6%)
Irakiens 92 (4.9%)
Philippins 219 (11.6%)
Sri Lankais 687 (36.4%)
Soudanais 66 (3.5%)
Autres 174 (9.2%) (de Bénin, Burkina
Faso, Burundi, Congo, Eretria, France, Côte
d’Ivoire, Jordanie, Kenya, minorité
de Kurdes, Liberia, l’île Maurice,
Népal, Pakistan, Roumanie, Rwanda,
Sénégal, Seychelles, Sierra
Leone, Somalie, Tanzanie, Togo et Ukraine)
Assistance
sociale
Un
total de 866 cas a été
traité par CLCM, engendrant 1959
migrants, réfugiés,
et demandeurs d’asile qui ont bénéficié
de consultations sociales. Plusieurs bénéficiaires
ont été aidés dans
la résolution des situations d’abus
et d’exploitation par leurs employeurs
ou les communautés dans lesquelles
ils vivaient (violation de leurs droits, abus
physique, exploitation financière…).
D’autres ont résolu leurs désaccords
et problèmes avec leurs employeurs
ou leur statut migratoire irrégulier
et ont ainsi évité d’être
détenus ou traduits en justice. D’autres
encore ont profité de l’orientation
et de l’information sur les choix dont
ils disposent au cas où leur statut
irrégulier ne pourra pas être
résolu. Enfin, certains bénéficiaires
ont été référés
à d’autres projets de Caritas
ou autres ONG ou institutions lorsque leurs
besoins (alimentaires, financiers ou médicaux)
n’ont pas pu être subvenus par
le projet.
Répartition
suivant le statut
145 demandeurs d’asile
264 travailleurs migrants
102 réfugiés
Répartition
suivant la nationalité
Egyptiens 129 (6.1%)
Ethiopiens 126 (6.4%)
Indiens 30 (1,5%)
Irakiens 232 (11.9%)
Nigériens 60 (3.1%)
Philippins 150 (7.7%)
Sri Lankais 327 (16.7%)
Soudanais 740 (37.8%)
Autres
174 (8.8%) –
d’Afghanistan, Algérie, Bahrain,
Bangladech, Burundi, Chad,Congo, Eretrea,
Ghana, Iran, Italie, Jordanie, Madagascar,
Maroc, Pakistan, Rwanda, Sénégal,
Sierra Leone, Tanzanie, Togo, Tunisie, Turkie
et Zaïre
Au
Centre de Rétention
9574 bénéficiaires - migrants
et demandeurs d’asile/réfugiés
– ont reçu une assistance sociale
et légale à travers Caritas
Liban Centre des Migrants. CLCM les a également
aidés avec le suivi administratif,
en jouant le rôle d'intermédiaire
entre les détenus et les autorités
du Centre de Rétention.
3527 personnes (migrants et demandeurs d’asile/réfugiés)
ont reçu une aide légale à
travers les efforts conjugués des avocats
et des assistantes sociales de Caritas au
Centre de Rétention pour les personnes
étrangères.
1466
détenus (migrants et demandeurs d’asile/réfugiés)
ont été libérés
le plus tôt possible grâce à
l’intervention de Caritas.
6628
détenus (migrants et demandeurs d’asile/réfugiés)
au Centre de Rétention pour les personnes
étrangères ont bénéficié
d’une assistance sociale et de consultations.
On les a aussi aidés avec les procédures
administratives.
A
la prison de Roumieh
4340 bénéficiaires (migrants
et demandeurs d’asile/réfugiés)
ont obtenu une aide légale et sociale
à travers Caritas Liban Centre des
Migrants. CLCM les a également aidés
dans le suivi administratif en jouant le rôle
d'intermédiaire entre les
détenus et les autorités du
Centre de Rétention et de la
prison de Roumieh.
159
personnes (migrants et demandeurs d’asile/réfugiés)
ont obtenu une aide légale grâce
aux efforts conjugués des avocats et
des assistantes sociales de Caritas à
la prison de Roumieh.
139
personnes (migrants et demandeurs d’asile/réfugiés)
ont été libérées
le plus tôt possible grâce à
l’intervention de Caritas.
1244
personnes (migrants et demandeurs d’asile/réfugiés)
à la prison de Roumieh ont bénéficié
de l’assistance sociale et de consultations.
On leur a également offert une assistance
dans les procédures administratives.
Ateliers
de sensibilisation:
Entre
le 27 janvier et mars 2006, le personnel de
CLCM a mené dix-huit séminaires
de sensibilisation auprès des adolescents aux
écoles dans la zone urbaine de Beyrouth.
En somme, 665 participants y ont été
présents. Le film « Maid
in Lebanon » a été
projeté, suivi d’une discussion.
Des tests ont été distribués
aux participants avant et après la
projection du film pour évaluer leur
niveau de connaissance concernant le thème
des travailleurs migrants au Liban, notamment
les travailleurs migrants domestiques.
Activités:
Toutes
les activités ont été sélectionnées,
préparées et développées
dans l’esprit des lois et des conventions
internationales. De même, elles ont été
mises en pratique d’une manière
transparente, en ce qui concerne les lois libanaises
et conformément avec celles-ci et l’information
fournie à tous les bénéficiaires
et partenaires.
Activité
1:
Les procédures légales officielles
entamées dans les tribunaux et adoptées
en faveur des droits des migrants que ce soit
à travers les jugements ou des arrangements
à l’amiable, hors tribunal. Ceci
a fait valoir les protections légales
des droits des migrants auprès des tribunaux
libanais et a établi un organisme de
décisions judiciaires. Les migrants ont
également profité des consultations
légales et sociales visant à résoudre
leur statut migratoire irrégulier ou
leur désaccord avec l’employeur/garant
avant que l’affaire ne soit traînée
en justice. Autres services ont été
offerts (aides humanitaires et médicales,
rapatriement, implantation) au moyen d’autres
projets du centre.
Activité
2:
Les séminaires d’orientation menés
avec les migrants et les demandeurs d’asile
afin de leur expliquer leurs droits et responsabilités
au Liban et de leur offrir la possibilité
d’exercer les pratiques qui puissent les
aider à éviter l’abus, l’exploitation
et la détention. Grâce à
cette orientation et autres moyens de communications,
les migrants et demandeurs d’asiles ont
été informés sur les services
légaux et sociaux qui leur sont disponibles
au Liban au cas où leurs droits sont
violés et ils ont amélioré
leur potentiel de se protéger contre
l’abus, l’exploitation et la détention.
Plus
de 10 000 migrants et réfugiés
ont profité de ces sessions et amélioré
leur connaissance et compétences relatives
à leurs droits humains et la façon
de se protéger.
Activité
3:
La
campagne de sensibilisation et les stratégies
de communication pour le changement de comportement
ont été adressées au public
libanais pour l’informer sur les droits
légaux et humains des migrants qui travaillent
et vivent parmi la population libanaise et sur
la nature et l’étendue d’abus
et d’exploitation que ces migrants confrontent.
A travers cette activité, une part de
la communauté libanaise a été
sensibilisée; elle a compris et reconnu
que les pratiques actuelles communément
exercées dans le traitement des travailleurs
migrants, notamment les femmes migrantes sont
des violations officiellement illégales.
Plus
de 2500 Libanais ont participé aux sessions
de sensibilisation. Un film intitulé
« Maid in Lebanon »
a été diffusé en mars 2006.
Il traite de la situation des travailleurs migrants
au Liban et de leurs différentes expériences
au cours de leur séjour ici. Le film
a été financé en partenariat
avec OHCHR, OIT, l’ambassade des Pays-Bas
et Caritas. Plusieurs n’étaient
pas conscients de l’étendue d’abus
que les travailleurs migrants pourraient confronter
au Liban. D’autres étaient même
intéressés à les aider
et soutenir leur cause, en référant
des cas au Centre. Certains Libanais, notamment
ceux qui embauchent des travailleurs migrants
ont été convaincus que leur attitude
et leur comportement vis-à-vis de ces
travailleurs révèlent de la violation
des droits de ces derniers. En mars 2007, une
campagne multimédia et sur plusieurs
niveaux pour le changement de comportement a
été lancée. Elle abordait
surtout les droits fondamentaux des travailleurs
migrants (salaires, liberté, protection
contre l’abus, conditions de travail équitables,
etc.)
Activité
4:
L’effort de pression avec d’autres
parties prenantes afin d’améliorer
les procédures administratives officielles.
En ce qui concerne les travailleurs migrants,
l’effort de pression visera surtout les
procédures de régularisation du
visa d’entrée, du permit de travail
et celui de résidence qui sont souvent
à la base d’abus. Alors que pour
les demandeurs d’asile, l’objectif
de pression sera surtout de reconnaître,
y compris au Centre de rétention pour
les personnes étrangères, leur
statut et de les libérer le plus tôt
possible sous la protection du Haut Commissariat
des Nations Unies pour les Réfugiés
(UNHCR). Un effort de pression supplémentaire
visera la responsabilité de l’Etat
de gérer les conditions de travail, les
formes de paiement de salaires légalement
reconnues, la responsabilité de l’employeur
de mettre en ordre la situation légale
de l’employé et la prévention
de détention des réfugiés
et des demandeurs d’asile.
Depuis janvier 2006, un comité d’organisation
a été formé, y compris toutes
les parties prenantes concernant les questions
de la migration afin d’améliorer
la protection des droits humains et légaux
des travailleurs domestiques migrants au Liban.
Les membres de ce comité tenaient des réunions
régulières pour travailler sur l’amendement
du code de travail pour couvrir les travailleurs
domestiques migrants, unifier le contrat et publier
des brochures sur les droits et obligations des
travailleurs migrants au Liban.
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