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Suivi
éducatif spécialisé pour les enfants en rupture
scolaire |
Présentation
Objectifs
et services
Statistiques
Photos
École
spécialisée pour les enfants déscolarisés
des migrants
Apprendre c’est acquérir la liberté.
Aliénées de leur terre natale, les
familles migrantes se trouvent en face d’un
nouvel monde auquel ils n’appartiennent que
partiellement. Les plus fragiles et les plus susceptibles
au sentiments de xénophobie et d’aliénation
sont les enfants, qui par force de pauvreté,
de besoin et d’espoir se trouvent dans un
pays où leur rêves sont prisonniers
du soir, rêves qui ne surgissent que quand
leur yeux sont fermés.
CLCM aide les migrants au Liban
depuis 1994. Pour cela, ce Centre a une large
expérience dans le domaine des travailleurs
migrants, demandeurs d’asile et réfugiés
pour qui il est devenu un recours.
D’après les multiples visites à
domicile et les enquêtes sociales auprès
des familles migrantes, le personnel du Centre
a remarqué que les enfants de plusieurs
migrants ne fréquentaient pas l’école.
Par ailleurs, un grand nombre de familles migrantes
ne cessait d’adresser le Centre au sujet
de la déscolarisation de leurs enfants.
En 2003, suite à cet appel incistant et au
véritable besoin de ces familles, CLCM
a initié le Projet de l’Ecole Spécialisée
financé par Caritas Autriche.
Ce projet vise à fournir l’éducation
aux enfants des migrants âgés de
quatre à douze ans et qui ne sont jamais
allés à l’école ou
qui l’ont abandonnée.
Le
partenariat
Caritas
Liban travaille en partenariat avec Caritas
Autriche voilà des années
déjà. La coopération entre
Caritas Autriche et CLCM
a commencé il y a 5 ans, par l’organisation
de colonies d’été et de projets
en faveur des réfugiés palestiniens.
Grâce à leurs forces relatives et
à la collaboration connue entre les deux,
Caritas Autriche et CLCM
étaient bien placés pour exécuter le
projet de « l’Ecole Spécialisée
pour les Enfants des Migrants Déscolarisés
». Alors que les deux organisations sont
déjà engagées dans cet effort
à un certain degré, le programme
proposé couvre largement la zone nécessaire.
Les enfants des demandeurs d’asile et des
réfugiés ne fréquentent pas
l’école. Les écoles libanaises
privées sont très chères
et nécessitent des documents légaux
pour l’admission des élèves.
Quant aux écoles publiques, celles-ci exigent
également au moins un document officiel
(permis de résidence, carte délivrée
par UNHCR…) et ces écoles donnent
la priorité aux enfants libanais. Les enfants
des migrants restent donc à la maison avec
leur mère ou leur père; cela dépend
qui est le chef de famille, ou bien ils
traînent dans les rues sans la surveillance
des adultes, ce qui les expose à plusieurs risques
surtout le péril de tomber entre les mains
des trafiquants.
Le
groupe cible
Les enfants des migrants proviennent de divers
milieux culturels et de systèmes scolaires
différents de ceux qui sont adoptés
au Liban. Ces enfants font face à des
difficultés quant à l’intégration
dans le système et le programme scolaires
libanais, ou bien ne disposent pas de moyens légaux/administratifs
et financiers pour fréquenter une école
libanaise classique.
En prenant soin de ces enfants et en les éduquant,
la communauté des migrants sera influencée
indirectement.
Services
Ce
projet offre aux enfants l’opportunité
de poursuivre leurs études, afin d’acquérir
un savoir fondamental en langues et mathématiques.
Les élèves apprennent les trois
langues de base parlées au Liban: l’arabe,
le français et l’anglais, en plus
des mathématiques et des connaissances
générales. Cet enseignement trilingue
leur permettra de s’inscrire plus tard
dans une école libanaise classique ou
autre système d’enseignement si
leurs familles décident de s’installer
en Europe ou en Amérique.
Les élèves participent aussi à
des activités artistiques et culturelles
en vue de stimuler leur créativité,
leur confiance en soi et leur ouverture d’esprit.
Cette éducation vise également
à favoriser leur développement
intellectuel et culturel en leur inculquant
les principes de responsabilité, de sociabilité
et d’esprit critique.
Stratégie
4.
a. L’objectif principal:
Ce
projet vise à contribuer au rétablissement
de certains droits humains fondamentaux dont ces
enfants sont dotés, au développement
de la personnalité de l’enfant, de
leurs talents et compétences physiques
et mentales au maximum et à la promotion
du respect des droits humains et libertés
fondamentaux.
-
La promotion du respect pour les parents de
l’enfant, l’identité culturelle
de ce dernier, sa langue et ses valeurs, le
respect pour les valeurs nationales du Liban
ainsi que celles de son pays d’origine
et pour les cultures et civilisations différentes.
-
La préparation de l’enfant à
une vie de responsable dans la société,
dans l’esprit de compréhension,
de paix, de tolérance, d’égalité
des deux sexes et de fraternité avec
toutes les nations et communautés en
dépit de l' appartenance ethnique nationale
ou religieuse.
-
La promotion du respect de l'environnement naturel.
4.
b. Objectif secondaire:
Ce projet vise à aider ces enfants à
s’intégrer dans la communauté
locale et ensuite dans les écoles classiques.
4.
d. Activités:
Les élèves sont répartis
en deux classes, selon les deux critères
suivants:
Deux
niveaux sont envisagés:
- Le
premier pour les élèves âgés
de 5 à 7 ans
- Le
second pour les élèves âgés
de 8 à 12 ans
Les
élèves sont emmenés dans
un autobus et une voiture de leur maison et sont
déposés à l’école.
L’autobus scolaire fait trois stations ou
plus dans les environs de Beyrouth, alors que
la voiture emmène les enfants des régions
de Zouk et Jounieh, à une quinzaine de
kilomètres au nord de Beyrouth.
Les élèves arrivent à l’école
chaque matin du lundi au vendredi à 8:30
et y restent jusqu’à une heure de
l’après-midi. De 8h30 à 9h00
du matin on leur offre un petit-déjeuner,
puis les cours commencent à 9h00. La récréation
dure de 10h40 jusqu’à 11h10 et les
cours reprennent pour se terminer à 12h45.
Des activités périscolaires ont
lieu durant les heures scolaires une fois par
semaine, les week-ends ou pendant les vacances.
Quatre enseignantes rémunérées
sont responsables des classes. Une coordinatrice
de projet est chargée de la coordination
pédagogique. Son rôle est de surveiller le déroulement du travail au sein
des classes et d’organiser des activités
en plein air. Des bénévoles de Caritas
prennent en charge ces activités périscolaires
en coordination avec les enseignantes : sorties
culturelles, expressions corporelles et artistiques,
théâtre… Les activités
vont dans le même sens que le programme
d’éducation c’est pourquoi
elles sont obligatoires, étant donné
qu’elles sont une sorte d’application
de la théorie apprise en classe ; elles
contribuent au développement culturel de
l’enfant et constituent un moyen essentiel
d’insertion sociale. Certaines de ces activités
sont organisées par d’autres enfants
du Club Jeunesse de Caritas afin d’offrir
aux élèves qui bénéficient
du projet l’opportunité de s’intégrer
dans un groupe plus large. Ces activités
peuvent être comme suit:
- Expression
corporelle
- Chant
et arts plastiques
Huit
sorties sont organisées:
- Excursion
à la neige (dans les montagnes)
- Visite
au musée d'enfants
- Visite
à l'usine
- Pique-nique
au bord de la rivière
- Deux
sorties à la plage
- Visite
au parc zoologique
- Visite
à la ferme
- Visite
au jardin public
Les
spécialistes proposés par Caritas
organisent pour les enseignantes des sessions
de formation gratuites. Des classes de théorie
concernant la pédagogie moderne, une méthode
pour résoudre les problèmes en classe
sans exercer la violence (stratégies d’actions
non-violentes), les réactions éventuelles
face à la marginalisation de l’élève
et le règlement de la classe constituent
la première partie de la formation. La
seconde partie est une visite effectuée
par les formateurs en classe pendant que l’enseignante
travaille. Après ces cours, des évaluations
sont effectuées.
La troisième partie est une récapitulation
et une synthèse des connaissances apprises.
Statistiques
L’école
compte 51 élèves de diverses nationalités
: Sri Lankaise, Soudanaise, Libérienne,
Philippine, Ethiopienne, Egyptienne, Nigérienne.
Impact du projet :
Les
enfants qui ont suivi des cours à l’école
ont pu s’intégrer dans la société
d’accueil et dans d’autres écoles
libanaises. De plus, la présence de cette
école a permis l’accès à
la scolarisation de certains enfants arrivés
au Liban au cours de l’année scolaire
et qu’il aurait été difficile
d’enrôler dans une école classique,
vu le manque de places et la différence
de niveaux.
Perspectives
d’avenir:
Pouvoir
intégrer un plus grand nombre de bénéficiaires
dans des écoles qui suivent le système
libanais classique.
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